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Le Centre Cinématographique Marocain (CCM) | |
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Présentation Générale Fonctions et attributions Créé en 1944 et réorganisé en 1977, le Centre Cinématographique Marocain (CCM) a pour rôle principal la promotion de l’industrie cinématographique. Il veille à l’application de la législation et de la réglementation concernant tous les métiers du secteurs. En résumé, ses attributions sont les suivantes :
Par ailleurs, il délivre :
En plus de ces attributions, le CCM veille sur :
En outre, il convient de signaler que des mesures d’encouragement sont prises en faveur des producteurs de films et des salles de cinéma. Grâce à l’institution du Fond d’Aide à la Production Cinématographique en 1988, le CCM soutient le développement de la production, en accordant des aides financières (par le biais de la Commission Nationale d’Aide) aux projets de films. Quant aux salles de cinéma, elles bénéficient de l’exonération de taxes: pendant 10 ans pour les salles nouvellement créées et pendant 5 ans pour les salles complètement rénovées. Les organes liés au CCM Le CCM supervise les organes suivants : Le laboratoire et l’auditorium Le CCM est doté d’un laboratoire et d’un auditorium. Le laboratoire assure les travaux de :
L’auditorium Il assure les travaux suivants :
Le laboratoire et l’auditorium sont équipés d’un matériel moderne, qui répond aux normes internationales de l’industrie cinématographique. Le service de prestations Ce service assure pour le compte aussi bien du CCM et que des producteurs nationaux et étrangers les opérations d’import et d’export de tout matériel nécessaire au tournage et au traitement des films. Le service assure également la gestion d’un matériel de tournage performant, pouvant répondre aux besoins de trois ou quatre productions en même temps :
Il met également à la disposition des producteurs une équipe de techniciens confirmés (Cameramen, Assistants, électriciens, machinistes, etc...); et aide aussi ces producteurs à obtenir, auprès des départements concernés, les autorisations nécessaires à leur tournages. Les archives Le service des archives dispose de documents filmés datant de 1905 jusqu’à nos jours, soit 1.332.068 mètres ( en format 16 et 35 mm). Ces documents comprennent des actualités, des films de court métrage et des films de long métrage produits ou co-produits par le CCM. Ce service assure également la conservation des négatifs des films produits par les sociétés privés. Le CCM est membre de l’INNA-NEWS (Association Internationale de la Presses Filmée) depuis 1961, il compte adhérer au projet PAXOS, entreprise commerciale, issue de l’association qui vise l’exploitation internationale des fonds d’archives. Afin de faciliter les recherches et la circulation des archives à travers le monde, un projet commun d'information pour la création d'une banque de données est en cours, dans le cadre du PAXOS. La Cinémathèque Marocaine Créée en 1992, la cinémathèque marocaine est une institution culturelle pourrait devenir plus qu’un annexe du Centre Cinématographique Marocain (CCM) en jouant son rôle capital dans la conservation de la mémoire du cinéma, la diffusion d’une culture cinématographique surtout auprès des jeunes et l’animation culturelle. La Cinémathèque Marocaine a principalement pour objet de conserver le patrimoine cinématographique national et international, et de promouvoir la diffusion de la culture cinématographique. A cet effet, elle est chargée notamment :
Si la cinémathèque a pu conserver la plupart des productions du CCM constitués en grande partie par les bulletins hebdomadaires des actualités, cette cinémathèque qui n'a jamais fonctionné en tant que telle, n'a malheureusement pas pu acquérir les copies des autres films tournés au Maroc, ce qui aurait constitué un acquis inestimable surtout lorsqu'on sait que quelques uns ont été réalisés par des metteurs en scènes prestigieux tels que A. Hitchcock, O. Welles, G. W. Pabst, A. Zowobada, J.-L. Godard, J. Renoir, J. Duvivier, J. Feyder, M. Curtis...etc., elle a fonctionné pendant quatre saisons sans assise juridique, ni, moyens financiers conséquents. Pour résumer, il s’agit d’une question de statut qui définit, depuis 1992, la gestion et le financement de la Cinémathèque qui a démarré ses activités avec un budget spécial du Ministère de la Communication. Voir les cinémathèques en général Le fonds d’Aide à la production cinématographique Si l’histoire des arts de 20ème siècle avait été forgé sous cette terrible loi de rentabilité immédiate, Lonesco et Beckett auraient été aussitôt jetés aux oubliettes (...). Du free-cinéma anglais au cinéma suisse en passant par la nouvelle vague française et d’un tas d’autres expérience de ce type, l’expression cinématographique a eu à s’affirmer sur le base de données matérielles et financières extrêmement modestes (...). Le sort de la promotion quantitative du cinéma national dépend principalement du fonds de soutien et du cinéaste-producteur (...) Parmi les mesures d’encouragement mises en place afin de promouvoir la production nationale, la plus importante reste la création en 1980 du Fonds de Soutien à la Production cinématographique.
Ce fonds a permis un progrès notable dans la production de films nationaux entre 1980 et 1986; c’est ainsi que 35 films de long métrage et 30 films de court métrage ont été produits, et ce avec des aides d’un montant de 12.224.500 Dhs. Cette expérience a montré certaines limites au vue des objectifs visés lors de sa mise en place. En effet, pour la production, la réforme intervenue en 1985 a diminué les ressources du fonds de près de 75%. A cela s’ajoutait le mode d’attribution des primes, qui était automatique et après production des films. Par ailleurs, le soutien financier variait entre 200.000 et 500.000 Dhs et les producteurs étaient obligés de chercher d’importantes sources de financement., notamment par des prêts bancaires. Outres les nombreuses contraintes imposées aux producteurs, ce système ne favorisait pas la coproduction avec d’autres pays. Pour permettre à ce fond de mieux jouer son rôle dans le développement de la production cinématographique, le CCM, en accord avec la Chambre des Producteurs de Films a proposé en 1987 une réforme pour que ce fonds puisse disposer de ressources nouvelles. C’est ainsi qu’en 1988, les crédits du Fonds d’Aide sont passés de 1.800.000 Dhs en 1985 à 12.000.000 Dhs. Un nouveau programme d’emploi a été adopté, qui a instauré l’aide sélective, soit avant soit après production, selon les cas. Cette aide varie de 500.000 Dhs à 2.500.000 Dhs pour les longs métrages, et de 100.000 Dhs à 450.000 Dhs pour les courts métrages. Le Fonds d’Aide ainsi institué, a permis à la Cinémathèque Nationale de s’enrichir de 1988 à juin 1995 de 30 films de long métrages, et de 20 films de court métrage pour une aide globale de 40.857.500 Dhs. De 1988 à 1995, il a été constaté que les ressources du Fonds d’Aide ont diminué régulièrement, et ce pour des raisons multiples, dont la plus importante est la baisse des recettes des salles de cinéma. Ainsi, la montant annuel revenant à la production est passé de 6.000.000 Dhs en 1988 à 4.000.000 Dhs en 1994, ce qui a contraint la Commission d’octroi de l’aide à n’accorder un soutien qu’à deux (2) ou trois (3) projets de longs métrage par un, sur environ une vingtaine de projets soumis à son appréciation, et autant de courts métrages. Cela étant, le Ministère de la Communication, répondant aux doléances exprimées par la Chambre Marocaine des Producteurs de Films, et pour aider et participer à la relance de la production nationale, a accordé une subvention au Fonds d’Aide au titre de l’exercice 1994 d’un montant de 5.000.000 Dhs.
Parmi les résultats immédiats depuis cette année, on peut rappeler :
C'est ainsi que de 1 à 2 films par an produits entre 1958 et 1978, comme on vient de voir, la production nationale de films passa à une moyenne annuelle de 10 films de longs métrage et autant de courts métrages, notamment, entre 1979 et 1983. C'est la période d'or pour le cinéma national. Par ailleurs, cette expérience a montré également les insuffisances quant aux mécanismes d’octroi de l’aide à la production. Compte tenu de ce qui précède, des amendements ont été apportés au décrets instituant une taxe parafiscale sur les spectacles cinématographiques, et ce à partir du 16 juin 1994. Ces amendements ont permis au Fonds d’Aide d’avoir une assise juridique plus adéquate. Un arrêté du Ministère de la Communication fixe l’utilisation du Fonds, redéfinit la composition et le fonctionnement de la Commission d’octroi de l’aide à la production, les conditions d’admission à cette aide et arrête les critères de l’aide. c’est ainsi que les projets de films sont sélectionnés compte tenu de leur faisabilité et de la compétence professionnelle de leurs réalisateurs. Les modalités de répartition de l’aide ont fait l’objet d’un protocole d’accord entre le CCM et la Chambres Marocaines des Producteurs de Films. Evoquant la restructuration du Fonds d’Aide, telle qu’énoncé dans les dispositions de l’arrêté des Ministère de la Finance et de la Communication relatif au Fonds d’Aide (6 août 1997), M. Driss Alaoui M'daghri, alors Ministre de la Communication a mis l’accent sur les différents avantages offerts par ce texte, notamment au niveau de la composition et des mécanismes de travail de la commission d’aide. Ses principales actions ont pour objectif de: Promouvoir le film national : Au titre de la promotion du film national, le ministère de la Communication envisage aussi les dispositions concernant l’achat à un tarif préférentiel par les télévisions nationales des films marocains et la diffusion obligatoire par les chaînes cryptées commercialisées dans le Royaume de films marocains.
Montants versés par le Fonds d’Aide au Cinéma depuis sa création
Source CCM Voir l'aide au cinéma dans d'autres pays L’autorité de tutelle compte ainsi mettre à la contribution la filiale de 2M, «SOREAD France», ainsi qu’une présence marocaine plus accrue dans les différents manifestations professionnelles internationales. A cet égard, le Ministre a annoncé qu’un stand cinéma -TV du Maroc sera mis en place dans cinq manifestations importantes: Les Festivals de Cannes, de Carthage et de Ouagadougou, au MIPCOM à Cannes ainsi qu’au MIFED à Milan. Le diamant compétitif du CCM
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Source de base : Hamid Nahla, Les structures du cinéma marocain, DEA en Audiovisuel-cinéma, Université de Nancy II, 1989 |
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Voir aussi
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