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Chergui ou le Silence Violent
de Moumen Smihi
16 mm - Noir et Blanc - 90 minutes
Production : Aliph Film et C.C.M.
Scénario, dialogue et réalisation : Moumen SMIHI - Image : Mohamed SEKKAT - Montage : Claude FARORY
Interprétation : Leila CHENNA et Abdelkader MOUTAA


Tanger, 1950. Aïcha, jeune femme mariée, recourt à des pratiques magiques pour empêcher son mari d'épouser une seconde femme. Au cours d'un ultime rituel, elle meurt noyée....
A Tanger, deux ans avant l'indépendance du Maroc, Aïcha, femme confinée derrière son voile et les murs de sa maison suivant la tradition islamique, apprend que son mari, grand religieux et riche possédant, compte prendre une seconde épouse. Impuissante à changer la tradition, elle a recours à des pratiques de magie pour détourner son époux du projet. Mais ces pratiques se retournent contre elle : après avoir acheté des amulettes et sacrifié un coq noir, elle trouve la mort lors d'une baignade dans une grotte marine sacrée où l'avaient conduite les conseils d'un marabout.
"Achargui aw Assamt al ânif" (Chergui ou le silence violent) est donc un film qui restitue le Maroc des signes et de la violence symbolique qui est interrogé ici. "Chergui" est de ce point de vue, une épure où une multitude de fragments s'agencent avec une étonnante rigueur pour proposer l'un des réquisitoires les plus violents contre l'oppression. C'est ainsi qu'à travers la condition de cette femme marocaine prisonnière des traditions, on retrouve le portrait d'une société islamique du temps du colonialisme, figée dans ses rites et ses ruines, sans qu'on puisse dire si c'est la colonisation qui a déterminé ce blocage ou le contraire. Pour décrire cette société ligotée, dont le seul recours est la croyance dans le surnaturel, l'auteur a adopté un langage "avant-gardiste", parsemé de symboles pas toujours intelligibles, qui rendent le film assez hermétique pour le grand public. Mais c'est aussi le cas de "Chergui"

Récompenses :

- Grand prix du Festival de Toulon
- Prix de la Critique
- Prix de l'Association d'Art et d'Essai


Demain la Terre ne changera pas
de Abdallah Mesbahi
35 mm -Couleur - 100 minutes
Production : Mohamed SEDRANI et Abdellah MESBAHI
Scénario, dialogue et réalisation : Abdellah MESBAHI - Image : Brahim CHAMAT - Décor : Mohamed TLEMSANI - Montage: Emile BAHRI
Interprétation : Yahia CHAHINE, Samira BAROUDI, Ehsane SADEK, Badia RAYANE, Ahmed Taieb LAALEJ, Habiba EL MEDKOURI, Aziz MAOUHOUB, Amina RACHID, Imane, Hakim MESBAHI.


C'est l'histoire de la lutte d'un groupe de pêcheurs contre l'extension de la ville qui menace leur village... Abbas qui refuse que la machine le détruise...


Le Feu vert (Adaw'e al akhda)
de Abdallah Mesbahi
35 mm -Couleur - 90 minutes

C'est une coproduction maroco-égyptienne, avec la participation de grandes vedettes tels que les égyptiens Farid Chawqui, Yahya Chahine, Leila Hamada et Leila Taher ou les Marocains dont les deux grands chanteurs marocains Abdelwahab Doukkali et Abdelhadi Belkhayat ainsi que les comédiens Mustapha Zaâri et Abdellatif Hilal, dont le thème tourne autour de la délinquance d'un groupe de jeunes aliénés (drogue...) mais sans jamais toucher le fond du problème

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