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L'Impasse
de Mustapha Khayat
35 mm - Couleur - 86 minutes
Production : Seam Films (Mustapha Khayat), Coût 700.000 DH, Fonds de soutien : 220.000 DH (soit 31%)
Scénario : Mohamed FARAH - Dialogue : Abderrahim DARIS - Image : Abdelaaziz CHERGUI - Son : Hassan AMIRI - Musique : Groupe "Tagada" - Montage : Lahcen KHABBAZ
Interprétation : Mohamed KHALFI, Omar SAYED, Aziz Daïfi, Omar CHANBOUT, Ahmed SAARI, Ahmed LOTFI et Souad SABER.


Chargé par la "Jmaa" d'acheter une pompe à eau, Ahmed fait son premier voyage à Casablanca, où sa fille travaille comme servante. Grouillante et multiforme, la grande ville exerce une fascination morbide sur les campagnes avoisinantes, privant la terre des jeunes bras attirés par la légende d'une vie facile et lucrative.


Les Copains du Jour
de Abdallah Zerouali
35mm - Couleur - 85 minutes
Production : Les films Z
Scénario et réalisation : Abdellah ZEROUALI - Image : Ahmed ZANATI - Décor : Larbi YACOUBI - Musique : Herbie MANN - Montage : Abdellah RMILI et A. ZEROUALI - Image : Ahmed Zanati, Décors : Larbi El Yakoubi
Interprétation : Zohra OMARI, Jamal HAMMADI, Laura Van KIM, A. ZEROUALI et Jacques MAYOR.


Paul, peintre et personnage ambigu, abandonne sa protégée Zohra, à cause de ses relations avec Jamal. Celui-ci décide de la prendre en charge et lui offre de l'héberger dans la résidence secondaire de ses parents. En arrivant devant la résidence en question, Jamal découvre que son père l'a devancé pour accueillir sa maîtresse.


Hadda
de Mohamed Abou El Ouaqar
35 mm - Couleur - 107 minutes
Production : Prodar Films
Scénario et réalisation : Mohamed Abou El Ouaqar - Dialogue : Tijani CHRIGUI - Image : Mostapha STITOU - Montage : Marie José YOYOTE - Décor et Montage : Mohamed Abou El Ouaqar, Marie-Joseph Yoyotte et Tijani Chrigui.
Interprétes : Zohra Oubaha, Mohamed Mechâal et Touria.


Hamid, le jeune héritier revient de l'Europe au village natal dans le but de récupérer ses biens et ses terres. Hadj Omar essaiera de faire échec à cette entreprise afin de continuer à jouir des biens de Hamid. Fort aliéné par le modernisme alors que les villageois comptent sur lui pour trouver de l'eau, Hamid ne rêve que de visions interplanétaires et de science-fiction. Il finit par violer Hadda, une jeune fille vierge, dans une atmosphère de sécheresse. Acte qui engendra l'épidémie. Hadda, subit passivement son sort, assistée d'Aouicha qui été victime d'un acte similaire.
Tellement équivoque, dérangeant et automatiquement contestable, le film a toutefois crée une surprise lors du deuxième festival du film en 1984 qui lui a d'ailleurs décerné la plupart des ses prix, (y compris celui de l'interprétation du rôle féminine de "Hadda", Zohra Oubaha, pourtant une jeune inconnue du monde artistique au Maroc). L'auteur a eu le plus grand succès, l'unanimité presque totale du jury composé, entre autres, de Tahar Ben Jelloun, Ahmed Bouânani et de Farida Belyazid.

Récompenses : Au 2ème Festival National du Film, Casablanca, 1984 :

- Grand Prix
- Prix du meilleur scénario
- Prix de la réalisation
- Prix du décor
- Prix du 1er rôle féminin pour Zahar AIT HSSAINE
- Prix de la Presse
- Mention pour les efforts déployés par Mustapha STITOU
- Mention pour la population rurale et pour sa présence


Le Cauchemar
de Ahmed Yachfine
35 mm - Couleur - 100 minutes
Production : Ahmed YACHFINE
Dialogue et réalisation : Ahmed YACHFINE - Image Abdelkrim Derkaoui, Montage Abdeslam Agnaw, Décors : Abdelkrim Ghattas, Musique Haj Younes - Son : Hassan AMIRI
Interprétation : Azz AI Arab KAGHAT, Brahim JAWHAR, Rachida AZFAR, Mohamed FADIL, Naïma YOUSRI, Fatiha AI KHAYAT et Khadija M'HAMDI.


Un retour au passé à travers un somnambule qui revit quelques péripéties du Maroc des années quarante. Un rêve plus authentique que le réel dont le symbole est une clé.
Un homme qui s'endort dans une cabane suite à une panne de sa voiture, rêve. Un retour au temps de jadis, à travers un somnambule qui revit quelques péripéties du Maroc des années 40, encore sous protectorat. Un rêve plus authentique que le réel, dont le symbole est une clé. Clé énigmatique, brassant réel et imaginaire, chargée de sens, au bonheur de l'histoire...

Récompenses : Au Festival National du Film, Casablanca, 1984 :

- Prix de l'Image
- Prix du Décor
- Prix du Public


Ce que les Vents ont Emporté
de Ahmed Kacem Akdi
35 mm - Couleur - 90 minutes
Production : S.A.O.C. Film
Scénario réalisation et production : Ahmed Kacem AKDI - Dialogues : Mekki OUAZZANI - Image : Mostapha ESSOUSSI et Fatima ROUASS - Décor : Mohamed BOUSLIMANIE - Son : Najib CHLIH - Montage: Alaoui HAROUNI
Interprétation : Rachida ALAOUI, Naïma BEN SAÏD, Abdessalem LAMRABET, Mohamed DOUDOUH et Tarik ASSAKR.


Une campagne anti-drogue menée par un enfant de 12 ans, ayant vécu l'expérience de son frère victime de la drogue.
Un trio pratiquant le "kung-fu" fait régner l'ordre dans un quartier populaire de Tanger.


Titre Provisoire
de Mustapha Derkaoui
35 mm - Couleur - 120 minutes
Production Art 7
Scénario, dialogues et réalisation : Mustapha Derkaoui- Image : Abdelkrim Derkaoui - Décor : Aziz SAYED et Bachir EL FASSI - Musique : Abderrahim SAHER - Montage : Mohamed Meziane
Avec Abdelwahab Doukkali, Farid Belkahia, Tourya Jabrane, Khadija NOUR, Saïda NAJA, Aziz SAAD ALLAH, Larbi BATMA, Omar SAYED et Tourya Khtiare


Un film qui va surtout essayer de décrire la manière dont un être harcelé par l'idée de la mort apprend à souffrir...
Les scènes composant ce film sont introduites ou relatées par deux personnages dont le rapport le plus apparent va progressivement se profiler dans leur complexité créatrice. A la fois témoins et instigateurs de l'action du film, tous deux aspirent à refléter le mouvement ambiant qui leur est propre.
"Oûnwane Mo'aqat" (Titre Provisoire) est le retour de Mustapha Derkaoui à son thème préféré le cinéma dans le cinéma. Comme dans ses autres oeuvres, il se signale encore par une maîtrise technique remarquable, dans l'effort de perception, avec laquelle il prend son domaine comme un champ d'expérimentation. Le film a reçu le prix de la meilleure image (signée par son frère Abdelkrim Derkaoui). Introduisant des séquences de ses précédents films, il confirme ainsi la continuité de son choix qui devient au fil des films de plus en plus lucide. Il y joue pour la première fois le rôle principal dans un film parce que, d'après lui, il ne veut pas ridiculiser un quelconque acteur, et où il est effectivement mal traité par ses collaborateurs, dans une carrière cinématographique sans apparemment aucun lendemain certain. Le film est donc une mise en scène situant merveilleusement une kyrielle de personnages attachants et dérangeants directement sortis de limagination de Mustapha Derkaoui .

Récompenses :

- Prix de l'Image
- Mention pour Mostapha DERKAOUI


L'Ame qui Brait
de Nabyl Lahlou
35 mm - Couleur - 105 minutes
(Dialogues parlées en langue française)
Production : Loukous Films
Scénario, dialogue, montage et réalisation : Nabyl Lahlou - Décors : Najat Bakri, Musique : Ralph Darbo Image : Mustapha Marjane - Image : Mostapha MARJANE
Interprétation : Sofia HADI, Moh NOUNI, Ahmed BOURACHIDI, Ahmed YAZAMI, Hamid AMMOR et Nabyl Lahlou


L'histoire des gens du peuple qui ont participé avec courage, conviction, devoir et amour à la lutte contre les autorités du protectorat pendant l'exil de Sa Majesté Mohammed V.
La période est celle de 1956 avec le retour de l'exil se Mohamed V. C'est l'histoire d'un éboueur jeté en, prison sur la dénonciation de son collègue dans la profession. L'éboueur, Hommane Jilali, rumine sa vengeance vis-à-vis de son collègue, Belhadi, devenu très riche du fait de sa collaboration avec les colonialistes.
Dans "Nahiq Arrouh'" (L'âme qui brait), Nabyl Lahlou retrouve, à travers ses héros, la mémoire d'une lutte populaire contre le colonialisme. Mais contrairement à Moumen Smihi qui voulait rendre Fès un "Dien Bien Phu", par le biais de deux familles bourgeoises vivan dans la quiétude des "44 ou les récits de la nuit", le pauvre Hommane Jilali de Nabyl Lahlou est un petit bonhomme qui croit profondément à l'indépendance de son pays. Il se trouve spolié après cette indépendance, par les anciens collaborateurs devenu riche, de sa liberté, de ses sources de vie et il ne lui reste que son âne, son âme - d'ailleurs le titre dont le jeu phonétique est très rusé allait lui causer des problèmes avec un ministre marocain critiquant le titre du film en disant que la lutte à Fès n'était pas menée par des ânes - à qui, il va couper la tête, à la fin du film.
Mais si le récit s'attaque à la manière satirique de l'auteur, aux traîtres qu'il venge dans son inconscient, et s'inscrit dans un cadre socio-politique particulier, contre toute force étrangère...


Zeft
de Tayeb Seddiki
35 mm - Couleur - 100 minutes
Co-production : Zamane Film et France
Scénario et dialogues : Abdallah Stouky, Ahmed LARAKI et Tayeb Seddiki - Image : Mohamed Laâlioui, Montage : Mohamed Meziane - Dialogue : Ahmed Laraki et Tayeb Seddiki, Décors : Saïd Seddiki - Musique : Tahar El Asfahani - Son: M'bamba KAMARA
Interprétes : Tayeb Seddiki, Miloud HABACHI, Châaïbia ADRAOUI, Mohamed MIFTAH, Tourya Jabrane, Mustapha Salamate, Driss TADLI, Abdellah LAMRANI, Mohamed ABOU SAWAB, Hamid ZOUGHI, Noureddine Bikr, Abdelhadi Leytime, Mohamed DEMRAOUI, Abderrahim Baïga, Hassan Foulane et Ali Smaï

ZEFT, est l'histoire d'un village, d'une société en mutation tiraillée entre le fond traditionnel des croyances et les aspirations diffuses sur la modernité.
Le paysan Bouazza, jusqu'alors heureux et sans problèmes, voit sa vie bouleversée par un événement qui met en émoi tout le village. En effet, un vieillard décédé à un âge respectable, se voit sacré "marabout" vénérable par un consensus animé par Khali Addi, frère du défunt doué d'un redoutable sens du commerce, et c'est sur le lopin exigu de Bouazza qu'on décide d'élever un sanctuaire au saint nouvellement promu. Le drame vécu par Bouazza ne dérange en rien la vie du village où continuent à se nouer les amours, à se former les rêves et à se concrétiser les conflits. Mais alors à qui imputer cette terrible sécheresse qui éprouve toute la région, hommes, bêtes et plantes ? Ce ne peut être que Bouazza irrascible et irréductible. Il devient la cible de l'ire générale tandis que s'organisent les processions pour demander la clémence du ciel. Mais apparemment tout s'achemine vers un dénouement heureux. Les villageois travaillent, ceux qui ont espéré partir se retrouvent émigrés à Paris, le mausolé est terminé, la pluie revivifie la terre, une air de fête flotte...Seul Bouazza, dépossédé doublement, dépose sa baraque sur une charette et part droit devant, nomade nouvelle manière.
"Zeft" (Goudron, qui dans l'argot marocain signifie le ras-le bol) est une sorte de tragi-comédie de Bouazza, ce petit paysan pris entre deux feux : d'une part on impôse au paysan l'édification du tombeau d'un saint homme sur son lopin de terre qui devient un lieu de pèlerinage, donc, il sera dépouillé dans un premier temps par des traditions séculaires aliénantes; puis on le chasse de chez lui au profit d'une autoroute qui lui tombe sur la tête ! donc une modernité aussi fausse qu'envahissante.
En dépit de ses maladresses (quelques effets "faciles", un montage approximatif), ce film, adapté d'une pièce de théâtre du réalisateur, qui est aussi l'un des grands hommes de théâtre du Maroc, cette pièce s'intitule "Sidi Yassine Fi Tariq" (Si Di Yassine sur la route), ne porte que partiellement l'empreinte de la longue expérience théâtrale de Tayeb Seddiki quoiqu'il bouillone d'idées intéressantes et concilie un imaginaire personnel et une réflexion sociologique ironique. car dans cette oeuvre on ne peut pas nous nous empêcher de rire, de nous nous moquer de nos images reflétées sur l'écran. Puis la richesse des symboles ne laisse pas indifférent. La sécheresse est représentée par un souk où les marchands affichent des prix avec une multitude de zéros derrière le premier chiffre pour... une pois-chiche !


Le Jour du Forain
de Moulay Driss Kettani et Abdelkrim Derkaoui
35 mm - Couleur - 99 minutes
Production : Abdelkrim Derkaoui
Scénario de Mustapha Derkaoui et Moulay Driss Kettani, Dialogues : Abdelhadi Seddiki et Abdellatif Naïm, Décors : Aziz Sayed, Image : Abdelkrim Derkaoui, Montage : Hamid Bencherif et Mohamed Meziane, Musique : Larbi Batma (qui joue le rôle de Moulay Yakoub)
Interprétation : Touria JABRANE, Larbi BATMA, Hamid ZOUGHI, S. BEN MOUSSA, Mostapha SALAMAT, Bouchaïb EL HILALI et Mekki BRITEL


Moulay Yacoub est artiste forain, qui gagne sa vie de foire en foire, de village en village. Itinéraire réel, fait de multiples rencontres à travers le pays ; et itinéraire intérieur, ou l’artiste découvre la dureté de la vie, les illusions et les joies de la création quotidienne.
Moulay Yakoub promène sa roulette de souk en souk, il est pris au piège de son propre déroulement : la rencontre d'un aide retors et "musclé" : Ghandor le fait basculer dans un laisser aller inhabituel...


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