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Mehdi
EL GLAOUI et Souad HAMIDOU
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C’est l’histoire d’un jeune architecte, talentueux et idéaliste,
Mehdi, qui se laisse prendre au piège de l’argent. Son amie, Leïla,
assistante sociale convertie à ses idées progressistes, refusera de
le suivre dans sa nouvelle philosophie de la vie, la compromission
permanente. Sur fond de bourgeoisie marocaine et de conflits sociaux,
l’intransigeance de la jeune femme mènera le couple à la rupture.
Le couple se rencontre lors d'un vernissage, avec une incursion dans
le monde du travail : Lui revient de France où il a poursuivi des
études d'architecture, elle travaille, comme assistance sociale dans
une cimenterie. Il est gentil, intellectuellement intéressant, peut-être
un peu impulsif et s'appelle Mehdi. Elle, est belle, douce et sensuelle,
naturelle et sans artifices. Elle s'appelle Leïla. Ils se rencontrent
lors d'une exposition du peintre Hassani et va naître alors l'amitié,
faisant rapidement place à l'amour. Leïla n'a pas d'ambitions personnelles,
mais elle aime la vie, qu'elle veut croquer à pleins dents, avec modération.
Avec les ouvriers de la cimenterie elle est telle une mère, une soeur,
à l'écoute, attentive et sincère. Elle les recevra chez elle et leur
écrira les tracts qui leur permettront de faire entendre leurs revendications.
Mehdi, quant à lui, n'a rien d'un arriviste, il est seulement épris
de justice.
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Souad
HAMIDOU (au centre)
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Les poèmes de Nazim Hikmat le subjuguent et les livres de Marx, Lénine,
font partie de ses livres de chevet. Il se bat sans concession, notamment
lorsqu'un ouvrier trouve la mort dans le chantier sur lequel il travaille,
pour que les responsables respectent les normes de sécurité. Il va
impulser, en bon militant, une grève générale...Pourtant, de ses principes
d'équité et de justice, de Marx et Lénine, de Hikmat et de tant d'autres,
il ne restera pas, bien vite, grand chose...Le virus de la compromission
a tout son temps.
Pour F. Boughedir,
le scénario est s acteurs franco-marocains Mehdi et Souad Amidou,
parlé à 100% français (même par les ouvriers analphabètes), ce film
ressemble davantage à une opération de marketing manquée en direction
de l'Occident, qu'à une oeuvre digne de ce nom : à ce niveau, le titre
est parfaitement choisi». Mais malgré la sévérité de ces propos, une
certaine prese locale, à l'instar de "Kalima', y a trouvé on,
peut-être moyen, mais un vrai film»