Le cinéma algérien

L'Algérie a mis en place, au lendemain de l'indépendance, des structures étatiques qui ont favorisé la production en l'orientant vers la célébration de la lutte de libération et de la construction d'un pays neuf, au détriment des préoccupations esthétiques. Tandis que certains cinéastes, comme Mohamed Lakhdar-Hamina (le Vent des Aurès, 1966!; Chronique des années de braise, Palme d'or au festival de Cannes en 1975), jouaient la carte de la production officielle, d'autres tentaient une approche plus personnelle, tel Merzak Allouache, dont le parcours est significatif, de Omar Gatlato (1977), chronique du petit peuple algérien, à Bab el Oued (1994), sur l'Algérie en guerre civile, puis à Salut cousin!! (1996), hommage à l'Algérie par le biais quasi obligé de l'émigration en France. Citons encore, du côté des réalisateurs soucieux d'exprimer un point de vue personnel, Assia Djebar, Mehdi Charef (le Thé au harem d'Archimède, succès international en 1985), Mohamed Chouikh (El Kala, 1988!; Youssef, la légende du 7e dormant, 1993), Mohamed Rachid (la Rose des sables, 1988, plongée dans le Grand Sud) ou Belkacem Hadjadj (Machaho, 1994, chronique berbère).

L’Algérie et le Festival de Cannes

1966 Le Vent des Aurès, Mohamed Lakhdar-Hamina
1977 Omar Gatlato, Merzak Allouache
1985 Le Thé au harem d’Archimède, Mehdi Charef
1988 La Rose des sables, Mohamed Rachid
1993 La Légende du septième dormant, Mohamed Chouikh
1994 Machaho, Belkacem Hadjadj
1996 La Colline oubliée, d’Abderrahmane Bouguermouh