| Après la Seconde
Guerre mondiale est né un droit international du cinéma. Des accords de
coproduction ont été signés par les autorités de divers pays; ils constituent
en fait des traités portant sur la nationalité des films. Dans le cadre
de ces accords, des producteurs de deux ou plusieurs pays signent des
contrats de coproduction. Le but des accords est de donner plusieurs nationalités
à un même film qui, étant ainsi considéré comme film national, ne sera
pas soumis à des contingentements. D’autre part, la coproduction internationale
facilite la solution des problèmes de financement en ouvrant plus largement
les marchés potentiels.
Évidemment, l’octroi d’une double nationalité a souvent pour conséquence
de sacrifier l’aspect culturel du film à son aspect purement commercial.
Le film est conçu pour toucher des publics hétérogènes, et ses réalisateurs
tendent à la simplification. Aussi, les coproductions de qualité ne
sont possibles qu’entre industries cinématographiques ayant atteint
un degré de développement artistique et technique équivalent; sinon,
elles se font au détriment d’un des pays y participant.
Les premiers pays européens ayant signé de tels accords sont la France
et l’Italie (accord du 19 octobre 1949 renouvelé plusieurs fois). Leurs
coproductions ont souvent été de grands succès.
La crise a suscité depuis 1974, à l’initiative de la France, des congrès
patronnés par le Conseil de l’Europe en vue de la création d’un bureau
européen du cinéma. Mais une structure unitaire n’est pas aisée à réaliser,
car les divers systèmes nationaux des autres pays membres sont loin
d’être aussi semblables que le sont entre eux les systèmes français
et italien.
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